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Résumé de l'étude d'impact de l'usine Goro Nickel


Ceci est le résumé de l'étude d'impact de l'usine Goro Nickel, l'intégralité du document sera mis en ligne d'ici quelques jours.



SOMMAIRE

Résumé de l’étude d’impact de l’usine Goro Nickel
Structure de l’étude d’impact
Impact sur l’environnement atmosphérique
Impact sur les eaux douces et leurs écosystèmes
Impact sur les eaux marines et côtières et leurs écosystèmes
Impact sur les écosystèmes terrestres
Milieu humain
La santé humaine

Résumé de l’étude d’impact de la zone de stockage des résidus
Impact sur la qualité de l’air
Impact sur la qualité des eaux souterraines
Impact sur les eaux douces et leur écosystèmes
Impact sur les écosystèmes terrestres
Impact sur le milieu humain

 

RESUME DE L’ETUDE D’IMPACT DE L’USINE GORO NICKEL Haut de page retour haut


Les études de caractérisation des milieux physiques, biologiques et humains réalisées par Goro Nickel depuis le début de la conception du projet ont permis d’approfondir les connaissances environnementales des différents milieux en présence et de déterminer les mesures à mettre en œuvre pour limiter les impacts environnementaux liés à l’implantation de l’usine et du centre industriel de la mine.

Ces données ont permis de définir les Eléments Importants de l’Ecosystème à considérer pour l’étude d’impact.


Les éléments importants de l'Ecosystème (EIE)

Cette identification d’éléments importants de l’écosystème permet de mieux cibler l’analyse des impacts environnementaux. Une méthode d’évaluation environnementale rigoureuse a été élaborée afin d’identifier les impacts potentiels du projet sur l’environnement et sur ces éléments importants.

L’analyse des effets, tant négatifs que positifs, est fondée sur le projet tel qu’il est proposé avec les mesures d’atténuation prévues dès sa conception. Les impacts environnementaux ont été envisagés pour chacune des étapes principales du projet : la construction, l’exploitation et la fermeture (démantèlement des installations). Ils ont été classés en fonction de leur importance, de leur probabilité de réalisation et de l’utilisation durable des ressources renouvelables.

 


STRUCTURE DE L’ETUDE D’IMPACT Haut de page retour haut


Les résultats de ces études ont été rassemblés dans le Volume III du dossier ICPE (consultable sur le site web www.goronickel-icpe.nc) et organisés en cinq sections dédiées respectivement à :

  • la description de la situation existante (Section A),

  • l’identification des émissions que génère le projet, tant en phase de construction qu’en phase d’exploitation et de fermeture (Section B),

  • l’évaluation des effets de ces émissions sur les éléments importants de l’environnement identifiés (Section C),

  • l’évaluation des effets de ces émissions sur la santé humaine (Section D),

  • le plan de fermeture (Section E),

  • la justification environnementale de la localisation du projet (Section F),

  • le résumé des méthodes de collecte de données utilisées pour les études de caractérisation de l’environnement (Section G)


IMPACT SUR L’ENVIRONNEMENT ATMOSPHERIQUE Haut de page retour haut


qualité de l’air

Les travaux en période de construction et de fermeture sont sources d’envols de poussières et de gaz d’échappement. Ces émissions ne sont pas significatives et sont réduites par l’arrosage des routes et l’utilisation d’engins de chantier et de matériels conformes aux réglementations en vigueur relatives aux émissions atmosphériques applicables en métropole. L’impact sur la qualité de l’air en phase de construction est donc mineur.

L’exploitation de l’usine pour l’extraction des minerais de nickel et de cobalt nécessite le rejet dans l’atmosphère de gaz provenant de plusieurs sources. Les principaux rejets sont issus principalement des installations de combustion (pour la production d’énergie nécessaire aux opérations de traitement du minerai), des unités auxiliaires qui produisent les consommables nécessaires à l’extraction du nickel et du cobalt et des procédés d’extraction.

Les principaux polluants émis par les sources fixes de la raffinerie sont le dioxyde de soufre (SO2), les oxydes d’azote (NOx) et le dioxyde de carbone (CO2). La totalité des rejets est canalisée dans des cheminées (ou émissaires) dont la hauteur a été calculée conformément aux réglementations applicables en métropole pour permettre une bonne dispersion des gaz. Pour limiter les émissions atmosphériques, les rejets des sources sont préalablement traités avant rejet dans l’atmosphère. Les traitements mis en place permettent de respecter tous seuils réglementaires applicables en métropole.

Les mesures de la qualité de l’eau de pluie réalisées dans la région de Goro avant la mise en place du projet montrent que ces pluies sont légèrement acides. L’acidité de l’air peut provenir naturellement de l’activité magmatique et volcanique et il est probable que la région de Goro soit sous l’influence des volcans de l’archipel des Vanuatu. Les émissions de la raffinerie contiennent des substances telles que le dioxyde de soufre (SO2) et les oxydes d’azote (NOx), qui, en présence d’eau météorique, peuvent conduire également à l’acidification des pluies et des sols. Les quantités émises par le projet sont faibles par rapport à l’acidité de l’air qui peut provenir naturellement de l’activité magmatique et volcanique (6000 t/an pour le projet par rapport à un flux de SO2 mesuré en 2004 sur Tanna variant 124 000 à 511 000 t/an, source IRD).

La qualité de l’air fera l’objet d’un suivi régulier et rigoureux de Goro Nickel pendant toute la durée de l’exploitation de la raffinerie, ainsi que la qualité des eaux de pluie.

Changement climatique

Les émissions de gaz à effet de serre générées lors des phases de construction et de fermeture (engins de chantier, générateurs de secours) ne sont pas de nature à influer sur le changement climatique compte tenu de leur faible ampleur.

En phase d’exploitation, l’usine d’extraction du minerai est la principale source de gaz à effet de serre, le principal gaz à effet de serre étant le gaz carbonique CO2. Ces rejets sont limités par une série de dispositifs de traitement mis en place par Goro Nickel. En Nouvelle-Calédonie, la principale source d’émission de gaz à effet de serre à ce jour est l’usine de production de ferronickel exploitée par la SLN à Doniambo (Nouméa). A l’échelle de l’Océanie, le projet Goro Nickel contribuerait à 0,15% environ des émissions totales de CO2.

En conséquence, les effets de l’exploitation du site industriel n’auront qu’un impact mineur sur le changement climatique.


Station de suivi de l’air


IMPACT SUR LES EAUX DOUCES ET LEURS ECOSYSTEMES Haut de page retour haut


L’usine et le centre industriel de la mine sont situés sur des bassins versants différents, respectivement celui du Creek de la Baie Nord et ceux de la Kwé et de ses affluents (Kwé Ouest et Kwé Nord).

Disponibilité de la ressource

En phase de construction, l’alimentation en eau des installations de chantier est assurée par un captage d’eau dans la Kwé principale. Ce captage a été autorisé par l’arrêté provincial d’août 2005. Le prélèvement maximal autorisé dans la rivière Kwé principale ne représente que 2% du débit le plus faible de cette rivière. L’impact sera donc mineur.

Afin de minimiser les impacts environnementaux en phase d’exploitation, l’alimentation en eau de la raffinerie est assurée par l’eau du barrage de Yaté qui est autorisé par arrêté provincial de février 2007. Les besoins annuel maxima en eau du projet Goro Nickel correspondent à 5 jours de turbinage de la centrale hydroélectrique d’Enercal, ce qui est faible. L’impact sur la disponibilité de la ressource en eau est donc considéré comme mineur.

A la cessation des activités, les besoins en eau brute seront considérablement réduits et seront limités aux besoins en eau sanitaire, en eau de lavage, en eau d’arrosage (routes). L’impact résiduel sur la ressource en eau sera donc mineur.

 

Evolution des débits d’eaux douces

Les conditions d’écoulement des eaux dans les bassins versants, sur lesquels se trouvent les installations industrielles sont modifiées durant toute la vie du projet en raison de la mise à nu des sols, de leur imperméabilisation et de la mise en œuvre d’un système de drainage des eaux de ruissellement.

La configuration retenue par Goro Nickel pour l’implantation du projet a été optimisée par rapport à la configuration initiale afin de minimiser l’empreinte des installations sur ces bassins versants. Par ailleurs, aucun détournement ou assèchement significatif de cours d’eau n’est envisagé dans la configuration retenue du projet.

Le débit du Creek de la Baie Nord sera perturbé par l’écoulement des eaux de ruissellement externes et internes à la raffinerie en phase d’exploitation, par le rejet d’effluents de Prony Energies et le rejet des eaux traitées de la station d’épuration de la base-vie. L’impact de ces rejets sur le débit du Creek de la Baie Nord est considéré comme modéré. En revanche en phase de construction, l’étude d’impact montre que les seuls débits intermittents des eaux de ruissellement et le rejet des eaux traitées de la station d’épuration génèrent un impact mineur sur le débit du Creek de la Baie Nord.


Sortie vers un Creek

Concernant les rivières Kwé Ouest et Kwé Nord, les variations de débit liées à la gestion des eaux de ruissellement du centre industriel de la mine restent faibles (inférieures à 10%) au regard des variations que peuvent supporter naturellement ces cours d’eau. L’impact des phases de construction et d’exploitation du Centre Industriel de la Mine sur le débit des rivières Kwé Ouest et Kwé Nord est donc considéré comme mineur.

A l’issue de la phase de démantèlement et de revégétalisation du site, les profils d’écoulement des rivières des différents bassins concernés par les installations retrouveront globalement le profil d’écoulement initial, en fonction des reprofilages réalisés. L’impact à la phase de fermeture de l’usine et du centre industriel de la mine sur le débit des eaux douces est donc mineur.

Qualité des eaux douces et des sédiments

Les eaux superficielles des bassins versants sur lesquels sont installés la raffinerie et le centre industriel de la mine (respectivement le Creek de la Baie Nord, la Kwé Ouest et Nord) ne sont pas utilisées pour la consommation en eau potable.

Le projet a été conçu de manière à ne pas rejeter d’eaux polluées dans les rivières.

L’altération potentielle de la qualité de l’eau et des sédiments du Creek de la Baie Nord résulte essentiellement des rejets d’eaux de ruissellement (eaux de drainage) de l’usine, des effluents générés par la centrale de Prony Energies et du rejet des eaux traitées de la station d’épuration de la base-vie. Ces rejets peuvent engendrer un apport supplémentaire de particules solides liées à l’érosion des sols défrichés, ou aux poussières émises lors des travaux de défrichement et de terrassement et un apport de polluants potentiels (issus des effluents de la centrale de Prony Energies et du rejet de la station d’épuration de la base-vie).

L’altération potentielle de la qualité de l’eau et des sédiments de la Kwé Ouest et de la Kwé Nord résulte essentiellement des rejets d’eaux de ruissellement (eaux de drainage) du centre industriel de la mine du fait d’un apport supplémentaire de particules solides liées à l’érosion des sols défrichés ou aux poussières émises lors des travaux de défrichement et de terrassement.


Le Creek de la baie Nord

Pendant toutes les phases de la vie du projet, Goro Nickel a prévu de mettre en place un système de gestion de ses eaux de ruissellement (mise en place d’un système de drainage, d’ouvrages de collecte, de sédimentation et de confinement), afin de contrôler la qualité de ces eaux avant leur rejet. Des moyens de contrôle sont également mis en place pour limiter, gérer et traiter tout déversement ou fuite accidentelle (rétentions, stockage des produits chimiques sur des zones étanches, installation de séparateurs à hydrocarbures etc…) et éviter qu’ils n’impactent les eaux douces.

Ces moyens de protection permettent de garantir que la qualité des eaux de ruissellement qui seront rejetées dans le Creek de la Baie Nord et les rivières Kwé Ouest et Nord sera conforme aux valeurs limites réglementaires de rejet dans le milieu naturel applicables en métropole.

La qualité des rejets des eaux traitées de la station d’épuration respectera les valeurs limites prescrites par l’arrêté provincial d’autorisation de cette station. En phase d’exploitation, le rejet des effluents générés par la centrale électrique de Prony Energies respectera les seuils réglementaires de l’arrêté provincial d’autorisation de la centrale. Cependant la température du rejet sera plus élevée que celle du milieu naturel.

Au vu de l’ensemble de ces éléments, l’impact sur la qualité de l’eau du Creek de la Baie Nord et des sédiments est considéré modéré.

A la fermeture de la raffinerie et du centre industriel de la mine, Goro Nickel prévoit de réhabiliter et de revégétaliser les zones terrassées.

En conclusion, l’impact de la construction et de la fermeture de l’usine et du Centre Industriel de la Mine sur la qualité des eaux douces et des sédiments est considéré comme mineur. L’impact de l’exploitation de la raffinerie sur la qualité des eaux douces et des sédiments est considéré comme modéré.

Communautés d’eaux douces

Globalement, les communautés de poissons des rivières du secteur de Goro sont caractérisées par des densités faibles et une proportion élevée d’espèces endémiques.


Protogobius attiti - une espèce endémique

Le suivi par Goro Nickel en 2006 de l’indice biotique dans le Creek de la Baie Nord et la Kwé principale montre que la qualité de l’eau varie entre « bonne » et « passable ».

Les facteurs de perturbation des communautés d’eau douce sont directement liés à l’altération ou à la perte de leur habitat (altération de la qualité et du volume d’eau). De plus l’accroissement de la présence humaine peut se traduire par une pression plus grande sur les ressources piscicoles, le piétinement des habitats, l’accumulation de déchets s’ils ne sont pas éliminés de manière appropriée etc… Pour lutter contre ce phénomène, Goro Nickel a prévu de mettre en place un encadrement strict, des programmes de sensibilisation et de formation de son personnel et de ses sous-traitants.

En phases de construction et de fermeture, l’analyse des effets de l’usine sur les communautés d’eau douce rend compte de l’absence d’impact significatif sur le Creek de la Baie Nord en raison notamment de l’absence de perturbation significative des habitats de ces communautés.

L’analyse des effets de l’exploitation de l’usine rend compte d’un impact modéré sur les communautés d’eau douce du Creek de la Baie Nord résultant de la perturbation de l’habitat de ces communautés (altération du débit et de la qualité de l’eau).

L’analyse des effets de la construction, l’exploitation et la fermeture du centre industriel de la mine rend compte d’un impact mineur sur les communautés d’eau douce des rivières Kwé Nord et Kwé Ouest durant toutes les phases du projet en raison notamment de l’absence de perturbation de leur habitat.


IMPACT SUR LES EAUX MARINES ET COTIERES ET LEURS ECOSYSTEMES Haut de page retour haut


Une contre-expertise scientifique mandatée par la Province Sud a été organisée pour statuer sur l’impact du rejet en mer sur le milieu marin et la santé humaine. Le comité d’expert comprend un physicien spécialiste en dynamique des fluides, un écotoxicologue et un géochimiste.

Les résultats de cette contre-expertise seront présentés dans leur globalité sur ce site web d'ici quelques jours.

qualité des eaux

Le rejet en mer se fait via un émissaire d’une longueur voisine de 4 km dans sa partie terrestre et de 22 km dans sa partie marine. L’émissaire est équipé d’un diffuseur qui permet d’assurer une meilleure dispersion des effluents et qui est situé à environ 35 m de profondeur. Le rejet en mer est composé de l’effluent en provenance du site industriel et des eaux recueillies au niveau du parc à résidus de la Kwé Ouest. Ces effluents subissent un traitement avant le rejet en mer au niveau de la raffinerie.


Carte du Sud et localisation du projet

En phase de construction de l’usine et du centre industriel de la mine, aucun rejet d’effluent industriel n’a lieu dans le canal de la Havannah ni dans la baie de Prony. Les travaux de construction sont susceptibles d’affecter indirectement la qualité des eaux côtières de la baie de Prony, de la baie de Kwé et du canal de la Havannah via une altération de la qualité des eaux douces du Creek de la Baie Nord et de la rivière Kwé. Cependant, compte tenu des mesures mises en place par Goro Nickel pour la gestion des eaux de ruissellement et des déversements accidentels, cet impact potentiel est jugé mineur.

L’installation de la partie marine de l’émissaire qui est posée sur le fond marin n’engendrera pas de rejet de fluides ni de déchets et n’aura donc pas d’impact sur la qualité des eaux marines et côtières de la baie de Prony et du canal de la Havannah. La mise en suspension des sédiments marins est probable mais elle sera de faible ampleur (courte durée et étendue ponctuelle). Les techniques de pose employées minimiseront ce phénomène. L’installation de l’émissaire n’engendrera donc pas d’impact sur la qualité des eaux marines.

L’altération potentielle de la qualité des eaux côtières et marines est due principalement au rejet en mer des effluents industriels traités pendant la phase d’exploitation et concerne le canal de la Havannah.

Goro Nickel a réalisé de nombreuses études sur le rejet en mer dans le but d’optimiser sa diffusion dans les eaux marines et donc de réduire l’impact sur la qualité des eaux et l’environnement. Au total, plusieurs configurations différentes de diffuseur ont été étudiées et modélisées. Les dernières études sur la configuration du diffuseur réalisées dans le cadre de la contre-expertise de 2006 ont montré que la configuration optimale correspond à un diffuseur de 1 km de long muni de ports unidirectionnels espacés de 5 m à décharge verticale. Cette configuration est adoptée par Goro Nickel.


Diffuseur à décharge verticale

Le rejet en mer aura une concentration maximale inférieure à 1 mg/L en manganèse grâce à la mise en place d’un traitement complémentaire. Cette concentration est plus de dix fois inférieure à celle recommandée par le groupe de scientifiques de la contre-expertise. La qualité chimique de l’effluent à la sortie du diffuseur, dans la configuration retenue, est donc conforme aux valeurs limites de l’arrêté ministériel métropolitain du 2 février 1998 pour un rejet dans le milieu naturel. Concernant la température, les calculs d’efficacité du nouveau diffuseur réalisés en 2006 dans le cadre de la contre-expertise montrent qu’en 2 à 3 m maximum après le rejet, la température des effluents atteint celle des eaux du lagon. De plus, Goro Nickel réalisera une surveillance de la qualité du rejet et de la qualité des eaux marines. Au vu de l’ensemble de ces éléments, l’impact du rejet en mer des effluents traités de la raffinerie sur la qualité des eaux marines du canal de la Havannah est donc considéré comme modéré.

La qualité des eaux marines de la baie de Prony, baie de Kwé et du canal de la Havannah peut également être affectée dans une moindre mesure par les impacts potentiels du projet sur les eaux de surface. Cependant, au vu des mesures d’atténuation mises en place pour la gestion des eaux de ruissellement et des déversements accidentels, ces impacts sont considérés comme mineurs.

Sédiments marins et côtiers

L’installation de la partie marine de l’émissaire qui est posée sur le fond marin n’engendrera pas de rejet de fluides ni de déchets et n’aura donc pas d’impact sur la qualité des sédiments de la baie de Prony et du canal de la Havannah.

Le facteur principal susceptible d’affecter la qualité des sédiments en phase d’exploitation de l’usine et du CIM (Centre Industriel Minier) résulte principalement du rejet en mer des effluents traités via le diffuseur de l’émissaire et concerne le canal de la Havannah.

La qualité de l’effluent à la sortie du diffuseur dans la configuration retenue est conforme aux valeurs limites de l’arrêté ministériel métropolitain du 2 février 1998 pour un rejet dans le milieu naturel.

Les particules présentes dans l’effluent seront plus fines et moins concentrées que dans l’eau de mer, ce qui limite le risque de sédimentation.

Elles pourraient être susceptibles de coaguler et de s’accumuler dans des zones de sédimentation. Cependant les données disponibles sur la sédimentologie du canal de la Havannah montrent que ces zones de sédimentation d’éléments fins sont peu fréquentes. Les sédiments présents dans le fond du canal de la Havannah sont majoritairement composés d’éléments relativement grossiers ce qui suggère que les éléments fins sédimentent difficilement du fait des forts courants.

Néanmoins, la qualité des sédiments marins fera l’objet d’un suivi régulier par Goro Nickel.

Au vu de l’ensemble de ces éléments, l’impact du rejet en mer des effluents traités de la raffinerie sur la qualité des sédiments du canal de la Havannah est donc considéré comme modéré.

La qualité des sédiments de la baie de Prony, baie de Kwé et du canal de la Havannah peut également être affectée dans une moindre mesure par les impacts potentiels du projet sur les eaux de surface. Cependant, au vu des mesures d’atténuation mises en place pour la gestion des eaux de ruissellement et des déversements accidentels, ces impacts sont considérés comme mineurs.

Récifs coralliens, communautés benthiques et piscicoles

Le grand lagon Sud, dont font partie la baie de Prony et le canal de la Havannah, est une des six zones proposées pour l’inscription du récif calédonien au patrimoine mondial de l’Unesco.

Les études réalisées par Goro Nickel ont montré que le canal de la Havannah comprend des zones de forte énergie caractérisées par des proportions importantes de substrat abiotique et de zones probablement plus abritées présentant des pourcentages de coraux vivants compris entre 30 et 48%.


Exemple de fond marin - canal de La havannah

La réserve intégrale Merlet est située à l’Ouest du canal de la Havannah à 6 km de la localisation projetée du diffuseur.

 


Carte marine du grand Sud

Phase de construction

Le facteur principal susceptible d’affecter les récifs coralliens, les communautés benthiques et piscicoles de la baie de Prony et du canal de la Havannah en phase de construction résulte principalement de la pose de l’émissaire en mer. Ces effets résiduels seront traités en détail dans la DAODPM (Demande d’Autorisation d’Occupation du Domaine Public Maritime) de l’émissaire mais les principaux éléments sont indiqués ci-dessous.

La méthode pour l’installation de l’émissaire prévoit de souder, préparer et stocker les sections du tuyau à Nouméa puis de remorquer et couler ces sections de l’émissaire sur le fond. L’émissaire sera donc directement posé sur le fond.

La seule partie de la canalisation qui sera enterrée correspond aux premiers 80 m à partir du port de Prony. Sur cette section, l’émissaire sera posé dans une tranchée qui aura été préalablement excavée jusqu’à l’isobathe -3,5 m. La tranchée aura une profondeur maximum de 2 m sur 3 m de large en fond. Le volume du matériel dragué a été estimé à moins de 200 m3. Ces matériaux excavés seront stockés à terre. Cette tranchée sera réalisée dans des zones répertoriées du point de vue des récifs coralliens et communautés associées comme fortement envasées/faiblement intéressantes à moyennement/fortement sensibles. La surface concernée représente moins de 5% de la zone d’évaluation.

Une inspection visuelle a été réalisée par la société Soproner sur toute la longueur du tracé à l’aide d’un robot équipé d’une caméra. Elle montre que :

  • au niveau de la baie de Prony, (hormis la zone du port décrite ci-dessus) la sensibilité a été classée de très faible à moyenne.

  • au niveau du canal de la Havannah, la présence d’un substrat essentiellement abiotique a été observée avec une couverture biologique restant faible. La majorité du tracé a été classée de sensibilité très faible à moyenne, sauf sur un tronçon qui représente moins de 5% du tracé de l’émissaire dans le canal de la Havannah où elle est classée forte.

Il faut noter que le tracé de l’émissaire était initialement prévu en baie de Kwé et prévoyait d’enterrer une section d’environ 1,5 km de long sous le platier. L’utilisation de la méthode par forage directionnel aurait engendré le rejet en mer d’un mélange d’eau douce et de résidus de forage. Ce tracé a été abandonné au profit de la configuration actuelle via la baie de Prony qui entraîne un impact environnemental plus faible. Il n’y aura donc pas d’impact sur le platier et les communautés coralliennes de la baie de Kwé.

Une campagne complémentaire de repérage des fonds marins sera réalisée avant la pose de la canalisation sur toute la longueur du tracé à l’aide d’un sonar et d’un échosondeur afin de contrôler la bathymétrie et de confirmer l’absence d’éléments ou structures remarquables du fond.

Compte tenu de ces éléments, l’impact de la construction de l’émissaire en baie de Prony est considéré comme modéré et comme mineur dans le canal de la Havannah.

Enfin, concernant la section où l’émissaire sera enterré dans une tranchée , Goro Nickel a prévu de mettre en place des mesures compensatoires de reconstitution du biotope corallien qui seront précisées dans la Demande d’Autorisation d’Occupation du Domaine Public Maritime (DAODPM) de l’émissaire.

Phase d’exploitation

Le facteur principal susceptible d’affecter les récifs coralliens, les communautés benthiques et piscicoles en phase d’exploitation résulte principalement du rejet en mer de l’effluent traité via le diffuseur de l’émissaire. Il concerne le canal de la Havannah.

La qualité de l’effluent à la sortie du diffuseur dans la configuration retenue est conforme aux valeurs limites de l’arrêté ministériel métropolitain du 2 février 1998 pour un rejet dans le milieu naturel. En particulier, la concentration maximale du rejet en mer en manganèse est inférieure à 1 mg/l ce qui est dix fois inférieur à la concentration recommandée par le groupe de scientifiques de la contre-expertise.

Il a cependant été nécessaire, pour connaître l’impact potentiel de ce rejet sur les écosystèmes, de déterminer les concentrations après dispersion dans le milieu récepteur. Ces concentrations ont ensuite été comparées aux valeurs guides de l’Australie et de la Nouvelle Zélande pour la protection des écosystèmes et à la valeur recommandée lors de la contre-expertise pour le manganèse.

Au regard des résultats des inventaires et de la courantologie du canal de la Havannah, trois sites à surveiller particulièrement ont été sélectionnés dans une zone située au Sud-Ouest par rapport au diffuseur : le banc Ionontéa (M1), la station correspondant au récif corallien le plus proche du diffuseur (M2), et le récif Ioro (M7).


Banc Ionontéa site à surveiller

De nombreuses études ont donc été réalisées par Goro Nickel afin de modéliser la dispersion des effluents rejetés dans le milieu marin selon les différentes configurations retenues pour le diffuseur et en fonction de l’avancée des connaissances scientifiques notamment sur la courantologie du canal de la Havannah. Ces études ont permis de positionner le diffuseur de manière optimale par rapport aux écosystèmes sensibles présents dans le canal de la Havannah.

Les résultats de la dernière modélisation réalisée en prenant en compte la configuration actuelle du diffuseur et la concentration inférieure à 1mg/L en manganèse du rejet en mer montrent qu’excepté pour le cobalt les concentrations à 20 m du diffuseur sont inférieures aux valeurs guides de l’Australie et de la Nouvelle Zélande (ANZECC) déterminées pour une protection de 99% des espèces et dans le cas du manganèse au critère encore plus contraignant de 10 µg/L recommandé par la contre-expertise.

Les concentrations en manganèse auxquelles les récifs coralliens, les communautés benthiques et piscicoles pourront être exposées ont également été simulées et notamment au niveau des trois sites à surveiller sélectionnés. Ces résultats montrent que ces trois stations de surveillance ne seront pas exposées à des concentrations en manganèse supérieures à la valeur « cible » recommandée par la contre-expertise de 10 µg/l.

La qualité du rejet en mer sera surveillée régulièrement par Goro Nickel et notamment les paramètres cobalt, manganèse et chrome VI qui seront analysés de manière journalière.

Au vu de l’ensemble de ces éléments, l’impact du rejet en mer des effluents traités de l’usine sur les récifs coralliens, les communautés benthiques et piscicoles du canal de la Havannah est donc considéré comme modéré.

Les récifs coralliens, les communautés benthiques et piscicoles de la baie de Prony, baie de Kwé et du canal de la Havannah peuvent également être affectés dans une moindre mesure par les impacts potentiels du projet sur les eaux de surface. Cependant, au vu des mesures d’atténuation mises en place pour la gestion des eaux de ruissellement et des déversements accidentels, ces impacts sont considérés comme mineurs.

Les mammifères marins et les tortues marines

Les baleines à bosse fréquentent les eaux de la baie de Prony et du canal de la Havannah principalement de juillet à septembre.


Baleine à bosse

Quatre espèces de tortues marines sont présentes de manière régulière dans les eaux calédoniennes.


Tortue marine

Les effets environnementaux du projet sur les mammifères marins et les tortues marines peuvent résulter de nuisances sonores, d’une altération de la qualité des eaux marines et d’une présence humaine accrue. L’effet des émissions lumineuses sur les tortues marines n’a pas été considéré du fait de l’éloignement des sources de lumière de l’usine et du centre industriel de la mine par rapport au littoral.

En phase d’exploitation de l’usine et du centre industriel de la mine, les nuisances sonores dans le milieu marin sont essentiellement liées au fonctionnement du diffuseur de l’émissaire en mer.

Goro Nickel a réalisé une étude afin d’évaluer l’impact potentiel du bruit généré par le diffuseur sur les baleines. Les résultats montrent que le bruit associé au fonctionnement de l’émissaire sera inférieur à la valeur seuil au-delà de laquelle il peut y avoir un effet négatif sur les baleines à partir de 10 cm des orifices du diffuseur et inférieur au bruit de fond naturel de l’océan à approximativement 3 m du diffuseur. L’impact du projet sur les mammifères marins lié aux nuisances sonores est donc mineur.

Les mammifères marins et les tortues marines peuvent également être indirectement affectés par une altération de la qualité des eaux marines. Le facteur principal susceptible d’altérer la qualité des eaux marines en phase d’exploitation de la raffinerie et du CIM résulte principalement du rejet en mer des effluents traités via le diffuseur de l’émissaire. Cet impact est considéré comme mineur.

Enfin, l’accroissement de la présence humaine peut se traduire par une pression plus grande sur les mammifères marins et les tortues marines du fait des activités récréatives (pêche, bateau, plongée, baignade). Cependant, ces activités seront strictement encadrées par Goro Nickel vis-à-vis de ses employés et des sous-traitants. L’impact correspondant est donc considéré comme mineur.

Impact sur les eaux souterraines

Les eaux souterraines ne sont pas utilisées dans la zone du projet pour l’alimentation en eau potable des populations.

La qualité des eaux souterraines peut être affectée par l’exploitation de la raffinerie et du centre industriel de la mine du fait : de déversements ou de fuites accidentels, des conditions de stockage et d’élimination des déchets, de la gestion des eaux de ruissellement et notamment des ouvrages de collecte et de contrôle des eaux potentiellement polluées et de l’infiltration d’eaux usées.

Goro Nickel a prévu de mettre en place les moyens nécessaires afin d’éviter et de contrôler les déversements ou les fuites accidentels : les matériaux utilisés sont compatibles et résistants aux produits stockés ou transportés, des moyens de détection de fuite sont mis en place sur les installations/équipements les plus sensibles, l’ensemble des stockages de produits chimiques est aérien et équipé de cuvettes de rétention ou de bassins de confinement déporté, etc….

Les déchets générés sont stockés sur deux zones de stockage temporaire dédiées dans l’emprise de l’usine et du centre industriel de la mine. Ces aires de stockage sont étanches et aménagées pour la récupération des eaux de ruissellement. Un plan de gestion des déchets a été élaboré par Goro Nickel, il précise leurs conditions de stockage et d’élimination.

Le plan de gestion des eaux de ruissellement établi pour l’usine et le centre industriel de la mine prévoit de récupérer les eaux potentiellement souillées dans des bassins de confinement. Ces bassins sont étanches.

 

Au regard des mesures d’atténuation intégrées dans le projet, l’impact de la raffinerie et du centre industriel de la mine sur la qualité des eaux souterraines est donc considéré comme mineur.


IMPACT SUR LES ECOSYSTEMES TERRESTRES Haut de page retour haut


Les formations végétales

Les opérations de défrichement de la végétation, de décapage des sols, de terrassement, et de nivellement entraînent la destruction de l’habitat et l’isolement des peuplements et des populations animales associées (oiseaux, insectes, lézards…).

Les travaux de construction du site industriel ont été engagés en 2001 et ceux du centre industriel de la mine ont démarré début 2007.

Les installations du site industriel sont implantées de manière à minimiser autant que possible leur emprise sur la végétation. A l’issue des travaux, la perte de surfaces végétalisées est estimée à approximativement 200 ha au total sur le site industriel et à moins de 50 ha sur le centre industriel de la mine. Dans la configuration retenue, l’empreinte de ces zones n’affecte aucun groupement végétal de valeur dans une proportion supérieure à 1%.


Maquis ouvert dominé par Dacrydium araucarioides -
Zone du centre industriel de la mine

A la fermeture, les installations seront démantelées et les zones correspondantes revégétalisées selon le plan de revégétalisation défini par Goro Nickel. Ce plan a pour ambition de limiter, entre autres, l’érosion des sols due aux activités industrielles et minières, de préserver la diversité biologique et génétique de la flore endémique du plateau de Goro et des bassins versants environnants et de développer des techniques de revégétalisation adaptées et viables à l’échelle industrielle.

L’analyse de l’impact de la raffinerie et du centre industriel de la mine concernant les surfaces terrassées conclut à un impact modéré sur les formations végétales.

En phase d’exploitation, le facteur principal susceptible d’affecter les formations végétales sont les rejets atmosphériques du site industriel. Il s’agit d’un effet direct dû à l’absorption de polluants par voie aérienne (parties aériennes des végétaux) ou par voie racinaire suite aux retombées atmosphériques sur les sols. Les formations végétales pourraient également être affectées par d’éventuelles pluies acides. Les affectations sont fonction de la sensibilité ou de la vulnérabilité des espèces végétales.

Afin d’évaluer les effets des émissions atmosphériques sur les espèces végétales du site industriel, la dispersion des émissions atmosphériques a été modélisée et notamment au niveau de la réserve botanique spéciale de la Forêt Nord qui est adjacente à l’usine.

Concernant le SO2, quelles que soient les conditions météorologiques prises comme référence, les concentrations maximales annuelles attendues à la station de mesure de la Forêt Nord et de manière générale au récepteur « Réserve botanique spéciale de la Forêt Nord » respectent les valeurs réglementaires applicables pour la végétation. Les pics modélisés pour les concentrations horaires et journalières sont peu fréquents et de courte durée.

Concernant le NO2, les maxima des concentrations horaires et annuelles simulées par Katestone (compagnie australienne de consultants spécialistes de la qualité de l’air et de ses impacts) sont inférieurs aux critères de référence quelles que soient les conditions météorologiques prises en compte.

Il convient de noter que les résultats de la modélisation sont majorants compte tenu des hypothèses considérées. Il est donc probable que les retombées au sol seront de moindre ampleur en réalité. Goro Nickel assurera le suivi régulier des rejets atmosphériques et de la santé de la flore ce qui permettra de vérifier les prévisions données pendant toute la durée d’exploitation des installations.

Les résultats de la modélisation des émissions atmosphériques ont été analysés par l’Université Murdoch à Perth, en Australie. Cette étude conclut que les impacts liés à l’acidité des rejets sur la végétation de la Forêt Nord seront probablement mineurs et d’extension limitée. De ce fait, aucun impact écologique significatif n’est attendu.

L’impact de l’usine et du centre industriel de la mine concernant les effets liés aux émissions atmosphériques est donc considéré comme mineur.

Enfin, les formations végétales pourraient être affectées par l’introduction d’espèces exogènes. Il s’agit d’un effet direct entraînant la colonisation d’un habitat par une espèce envahissante dûe à l’importation et l’approvisionnement de consommables pour les besoins de l’usine, par voies terrestre et maritime. Goro Nickel a mis en place un plan de maîtrise des espèces exogènes afin de contrôler ce phénomène. L’impact est donc considéré comme mineur.

L’avifaune

L’altération et/ou la perte de la faune terrestre (ici l’avifaune) est étroitement liée à la conservation de ses habitats et donc des différentes formations végétales. Les massifs forestiers du plateau de Goro forment en terme d’abondance spécifique le second secteur le plus riche (après le parc provincial de la rivière bleue) par rapport aux massifs de forêt humide du Grand Sud de la Nouvelle-Calédonie.


Lunette, Zostérops à dos vert, Zosterops xanthochroa

Les études réalisées sur l’avifaune ont montré que les zones à protéger en priorité pour la conservation des espèces sont les corridors écologiques. Ces corridors sont d’une grande importance car ils permettent de relier des populations isolées luttant ainsi contre les processus d’extinction. Ces corridors peuvent être directement affectés par les opérations de défrichement et de terrassement lors de la phase de construction des installations entraînant la destruction de l’habitat et l’isolement de la faune.

Les empreintes des installations impactent moins de 1% des forêts rivulaires inventoriées dans la région du Grand Sud et moins de 0,1% des forêts humides et reliques forestières. Or, ces écosystèmes constituent l’habitat de la majorité des espèces d’oiseaux du plateau de Goro, certaines étant exclusivement rencontrées dans ces zones. Dans la configuration retenue l’empreinte des installations (usine, centre industriel de la mine et conduite de rejet en mer) affecte les corridors avifaunistiques dans de faibles proportions.

L’impact de l’usine et du centre industriel de la mine sur l’avifaune pour les surfaces terrassées et l’empreinte sur les corridors est donc considéré comme mineur. En phase d’exploitation, les oiseaux peuvent être affectés principalement par les rejets atmosphériques, le bruit et les émissions lumineuses et l’introduction d’espèces exogènes.


Les corridors écologiques (en jaune)

L’herpétofaune et l’entomofaune

De la même manière que pour l’avifaune, l’altération et ou la perte de l’herpétofaune (lézards) et de l’entomofaune (insectes) est étroitement liée à la conservation de ses habitats et donc des différentes formations végétales.


Tropidoscincus variabilis

Les opérations de défrichement et de terrassement lors de la phase de construction des installations sont les principales sources d’impact car elles entraînent une destruction de l’habitat et l’isolement de la faune. Les empreintes des installations minimisent au maximum les impacts sur les forêts, les reliques de forêts/maquis paraforestiers ou la végétation rivulaire. Or, les forêts et les maquis préforestiers sont les formations végétales les plus riches en herpétofaune et entomofaune.

La Forêt Nord, importante par sa biodiversité et située à proximité immédiate de l’usine, n’est pas touchée par l’empreinte des installations ni la zone du Col de l’Antenne qui abrite Lacertoides pardalis qui est classée comme espèce « menacée en voie d’extinction ».

L’impact de l’usine et du centre industriel de la mine sur l’herpétofaune et l’entomofaune pour les surfaces terrassées est donc considéré comme mineur.

En phase d’exploitation, l’herpétofaune et l’entomofaune pourraient être affectées principalement par les rejets atmosphériques, le bruit et les émissions lumineuses et l’introduction d’espèces exogènes. Ces impacts sont considérés comme mineurs.


MILIEU HUMAIN Haut de page retour haut


Une des particularités du milieu humain est l’importance de certains effets positifs, en particulier d’ordre économique. Il est difficile d’établir une échelle de valeur entre les différents effets décrits ci-dessous, mais l’ampleur des effets économiques à l’échelle de la Nouvelle-Calédonie est certainement un point remarquable.

Il faut noter qu’une étude d’impacts socio-économiques et culturels impliquant les communautés et consultant ces communautés sur leurs perceptions de ces impacts est actuellement en cours et sera une source importante d’informations complémentaires pour les effets sur les communautés.

Impacts macro-économiques

Les effets sur la valeur ajoutée (et le PIB) et les exportations du territoire sont les plus nettement positifs. Il est possible que les exportations du territoire doublent lorsque le site sera en période d’exploitation stabilisée.

L’effet sur l’emploi et l’effet d’entraînement sur les autres secteurs de l’économie et en particulier sur le secteur du BTP seront également positifs, non seulement en période de construction mais également durant toute la période d’exploitation. La période de fermeture sera la période où des effets négatifs seront à gérer.

Les impacts sur les recettes fiscales du territoire seront également positifs sur la durée de l’exploitation.

Impacts micro-économiques

Au niveau micro-économique, les effets seront plus nuancés. Alors que le tourisme ne devrait être que modérément impacté (positivement ou négativement selon les cas), le commerce local devrait bénéficier du projet dans l’ensemble et l’effet sur les activités traditionnelles (pêche, agriculture) devrait être neutre. Ceci s’inscrit dans le contexte de changements de fonds de la structure des activités traditionnelles et une transition vers une économie « occidentalisée » et une évolution vers le salariat.


Marché à yaté

Impacts socio-culturels

Les effets potentiels identifiés à ce jour (compte tenu de la remarque faite en introduction sur l’étude socio-économique en cours) sont essentiellement soit localisés, soit d’une intensité peu importante.

L’effet le plus important - et le plus difficile à évaluer et à atténuer - est l’impact sur la cohésion des communautés, en particulier le fait que les opinions sur le projet divergent et que cela attise des conflits pré-existants. Le projet joue en quelque sorte le rôle de catalyseur. Il semble que seules les communautés elles-mêmes sont à même de trouver un mode de résolution à ces conflits, même si elles peuvent être appuyées dans cette démarche par des aides extérieures.

Aucun impact majeur sur l’état sanitaire de la population ni sur la structure démographique de la population n’est attendu.

 

Commodités de voisinage et paysage

Certains impacts mineurs positifs sur les infrastructures publiques (notamment les routes), tandis que quelques impacts négatifs mineurs à modérés sur les commodités de voisinage pour les populations locales (bruit, paysage) sont anticipés. Cependant, le fait qu’aucune des agglomérations concernées ne soit à proximité directe du projet limite considérablement l’effet de cet impact. Au total, l’effet sur cet élément est considéré comme modéré.


LA SANTE HUMAINE Haut de page retour haut


Emissions atmosphériques

Une étude de risque sanitaire a été réalisée et est présentée sur le site web : www.goronickel-icpe.nc.

Cette étude prend en compte les rejets atmosphériques pendant la phase d’exploitation de la raffinerie au niveau de trois récepteurs : la base vie, les villages de Prony et de Port Boisé. Les voies d’exposition considérées pour les populations sont les suivantes :

  • Inhalation des composés gazeux et particulaires émis par la raffinerie dans l’atmosphère,

  • Ingestion directe de terre contaminée,

  • Ingestion de produits végétaux et animaux cultivés ou élevés dans la zone d’étude.

Les résultats des calculs de risques montrent pour les composés à seuil (composés à effet toxique à partir d’un certain seuil) des indices de risques (IR) inférieurs au critère réglementaire métropolitain de 1 pour les trois lieux de vie de la zone d’étude : la base-vie, Prony et Port Boisé. Les risques sont donc considérés comme acceptables.

Les résultats des calculs de risques pour les composés sans seuil (composés susceptibles d’entraîner l’apparition de cancers) montrent des excès de risque individuel (ERI) inférieurs à la limite réglementaire métropolitaine sur les trois lieux de vie considérés. Les risques sont donc considérés comme acceptables.

Le rejet en mer

Le groupe de scientifiques chargé de la contre-expertise de l’impact du rejet en mer a étudié les effets sur la santé humaine du manganèse.

Le manganèse est un métal dit essentiel que l’on retrouve dans tous les êtres vivants. Il est présent naturellement dans les aliments que nous ingérons (produits laitiers, viandes, végétaux, vin).

Le rapport de la contre-expertise indique en conclusion, après avoir fait une revue des données scientifiques disponibles sur la toxicité du manganèse liée à l’ingestion d’aliments solides, qu’il « n’y a pas de risque avéré lié à la prise de nourriture lorsqu’on mange des poissons, des crustacés ou des mollusques provenant d’une eau de mer enrichie en manganèse ».

 

Résumé de l'étude d'impact de la zone de stockage des résidusHaut de page retour haut


Les informations découlant des études de caractérisation des milieux biophysiques et socio-économiques ont servi à identifier les éléments importants de l’écosystème à considérer pour ce projet de parc à résidus miniers.

Cette identification d’éléments importants de l’écosystème permet de mieux cibler l’analyse des impacts environnementaux. Une méthode d’évaluation environnementale rigoureuse a été élaborée afin d’identifier les impacts potentiels du projet sur l’environnement et sur ces éléments importants.

L’analyse des effets, tant négatifs que positifs, est fondée sur le projet tel qu’il est proposé avec les mesures d’atténuation prévues dès sa conception.

Les impacts environnementaux ont été envisagés pour chacune des étapes principales du projet : la construction, l’exploitation et la fermeture.

Ils ont été classés en fonction de leur importance, de leur probabilité de réalisation et de l’utilisation durable des ressources renouvelables.

Les résultats de ces études ont été rassemblés dans le Volume III du présent dossier et organisés en trois sections dédiées respectivement à :

  • la description de la situation existante (Section A),

  • l’identification des émissions que génére le projet, tant en phase de construction qu’en phase d’exploitation et de fermeture, et l’évaluation des effets de ces émissions sur les éléments importants de l’environnement identifiés (Section B),

  • le résumé des méthodes de collecte de données lors des études caractérisant les conditions existantes (Section C).


IMPACT SUR LA QUALITE DE L’AIR Haut de page retour haut


qualité de l’air

Le parc et son exploitation ne sont pas sources d’émissions atmosphériques significatives. Les envols de poussières liées au séchage de la couche superficielle de résidus seront rares en raison du taux d’humidité des résidus et de la collecte des eaux ruisselantes du bassin versant. La qualité de l’air sera suivie pendant toute la durée de vie du projet. Le projet et les émissions atmosphériques associées n’auront donc qu’un impact mineur sur la population et les écosystèmes.

Bruit

Les travaux de construction seront à l’origine de bruits temporaires. Dans la phase d’exploitation, les installations du projet (essentiellement des pompes immergées) respecteront les seuils réglementaires relatifs à la limitation des bruits émis dans l’environnement. Il n’est prévu aucun impact sonore dans les zones habitées.


IMPACT SUR LA QUALITE DES EAUX SOUTERRAINESHaut de page retour haut


Le projet de stockage comporte une barrière d’étanchéification (géomembrane et système de drainage sous celle-ci) sur tout le fond de l’aire. Les dolines et linéaments susceptibles d’être rencontrés font l’objet d’un traitement réduisant le risque d’écoulement des eaux d’exhaure vers la nappe. En phase de déposition, la perméabilité des résidus est très faible (10-8 m/s). Les eaux du bassin de décantation situé à l’intérieur du parc sont en permanence pompées vers l’unité de traitement des effluents située sur le site industriel. L’impact sur la qualité de l’eau souterraine a été quantifié par l’utilisation de modèles mathématiques. Plusieurs séries de simulations ont été réalisées en considérant les cas les plus pessimistes. Les résultats des simulations montrent que tant que les drains sous-jacents à la géomembrane sont opérationnels, il n’est attendu aucun effet sur la qualité de l’eau souterraine au-delà du parc et par là même aucun effet sur le milieu récepteur. Ainsi, dans cette simulation, on observe que les concentrations en Matières Dissoutes Totales (choisies comme marqueur) n’augmenteraient que de 10 mg/L, 80 années après le début du remplissage. A titre comparatif, la concentration initiale en matières dissoutes totales de l’eau souterraine a été mesurée à 75 mg/L. Les eaux souterraines sont collectées par le dispositif de drainage jusqu’au puits d’interception situé au pied du barrage. Aucune eau n’est rejetée dans le milieu naturel si sa qualité ne respecte pas les valeurs limites de l’arrêté métropolitain du 2 février 1998. Par ailleurs, les eaux souterraines ne sont pas utilisées pour la consommation en eau potable. Cependant, un dispositif de pompage est mis en place dans le puits de collecte afin de pomper les eaux éventuellement contaminées pour être traitées. Goro Nickel met en œuvre un plan de suivi pour surveiller la qualité des eaux souterraines (avec des piézomètres) comprenant un plan d’urgence pour une éventuelle intervention et un plan d’alerte et de contrôle.


IMPACT SUR LES EAUX DOUCES ET LEURS ECOSYSTEMES Haut de page retour haut


Aucun cours d’eau permanent ne se trouve dans le périmètre du parc à résidus. Le barrage du parc à résidus retient les eaux du bassin versant amont d’une superficie totale de 2,7 km2.

Il s’agit d’un sous bassin versant de la Kwé Ouest dont le bassin versant présente une superficie totale de 18 km2. La superficie totale du bassin versant dit de la Kwé est égale à 33 km2. 15% du débit théorique de ruissellement sont donc captés par le parc puis envoyés à l’unité de traitement des effluents.

Aucune eau polluée n’est rejetée dans le milieu naturel.

La conception du parc permet de gérer une crue de période de retour de 100 ans pendant toute la durée de l’exploitation.

Il a été constaté que les eaux superficielles ne sont pas utilisées pour la consommation en eau potable dans la zone du projet ni en aval.

 

La surveillance de la qualité des eaux superficielles fait l’objet d’un plan de suivi. Ce suivi détectera toutes dérives le cas échéant. Alors Goro Nickel adoptera des mesures spécifiques. Par ailleurs, un plan de surveillance de la qualité de l’eau dans le bassin versant de la Kwé Ouest sera mis en place.

L’impact résiduel sur les communautés d’eau douce en aval du parc à résidus est mineur compte tenu de l’ensemble des mesures adoptées notamment en ce qui concerne les règles de rejet des effluents.

Néanmoins, un suivi biologique des espèces aquatiques et de leur habitat dans le creek aval sera réalisé afin de suivre l’état du milieu pendant toute la durée des opérations.


IMPACT SUR LES ECOSYSTEMES TERRESTRESHaut de page retour haut


L’empreinte du parc à résidus supprime environ 200 ha de végétation de différents types. Le projet a tenu compte de la spécificité des formations végétales rencontrées, notamment en supprimant l’option d’une route dans la partie Sud du parc ce qui a permis de sauvegarder le Planchonella latihila, espèce nouvelle pour la Science et découverte lors des inventaires effectués avant tout travail susceptible d’avoir un impact.

Le remplissage du parc n’affecte que partiellement les noyaux forestiers inventoriés dans la zone. Ces formations constituent des habitats d’intérêt pour les oiseaux, les mammifères, l’herpétofaune et la myrmécofaune (fourmis).

A titre compensatoire, Goro Nickel propose d’étendre les limites de la réserve botanique de la forêt Nord sur sa bordure Sud. Cette zone étant située sur la concession KUE (Goro Nickel), Goro Nickel s’engage à étendre les forêts primaires de cette zone : plantation, protection, développement de la canopée forestière.

IMPACT SUR LE MILIEU HUMAIN Haut de page retour haut


Cette installation est une composante essentielle pour le démarrage de la production de nickel et cobalt du site de Goro.

Tant durant la période de construction que pendant la période d’exploitation, le projet aura un impact positif non négligeable sur l’emploi.


Impacts sur l’emploi et l’économie

Cette installation est une composante essentielle pour le démarrage de la production de nickel et cobalt du site de Goro. Tant durant la période de construction que pendant la période d’exploitation, le projet aura un impact positif non négligeable sur l’emploi.

Impacts sur les paysages

Les impacts sur les paysages sont liés à la hauteur du barrage. La vallée étant dans un bassin visuel fermé, il n’y a aucun accès visuel sur le projet sauf à proximité.

L’impact est donc considéré comme faible.

Impacts sur les sites patrimoniaux et les activités existantes

Le parc à résidus n’a aucun impact sur les sites patrimoniaux.

L’impact est également négligeable sur les activités récréo-touristiques.

Impacts sur les sites patrimoniaux et les activités existantes

Le parc à résidus n’a aucun impact sur les sites patrimoniaux.
L’impact est également négligeable sur les activités récréo-touristiques.

 

© GORO NICKEL 2006