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Ceci est un résumé de l'étude de dangers, l'intégralité du document sera mis en ligne d'ici quelques jours.
Résumé de l’étude de dangers
de l’usine Goro Nickel
¤ Définitions
¤ Objectif de l’étude des dangers
¤ Identifier les potentiels de dangers
¤ Analyser les risques
¤ Evaluer les conséquences
¤ Conclusions
La réglementation ICPE (Installations Classées pour la Protection de l’Environnement) requiert dans la Délibération n°14, du 21 juin 1985 une étude, exposant les dangers que peuvent présenter les installations en cas d’accident, justifiant les mesures propres à en réduire la probabilité et les effets (en prenant en compte leur proximité ou leur connexité), et décrivant les moyens de secours en cas de sinistre.
En métropole, les installations de Goro Nickel entreraient dans le champ d’application de l’arrêté métropolitain du 10 mai 2000, relatif à la prévention des risques technologiques majeurs, qui transcrit en droit français la directive SEVESO II. Goro Nickel a choisi d’appliquer à la lettre les exigences de cet arrêté.
La directive dite Seveso est une directive européenne qui impose aux états d’identifier les sites à risques ; elle concerne la maîtrise des dangers liés aux accidents majeurs impliquant des substances dangereuses. Suivre cette directive implique l’utilisation de démarches codifiées et la mise en place de plans de prévention et d’interventions qui sont établis en coopération entre l’industriel et les autres parties prenantes voisines et impliquées.
Goro Nickel a pris en compte les textes réglementaires (arrêtés et circulaires) les plus récents pour les méthodes d’établissement des études de dangers, relatifs aux installations classées.
Cette notion définit une propriété intrinsèque à une substance, à un système technique, à un organisme (microbes), etc., de nature à entraîner un dommage sur un « élément vulnérable ». Sont ainsi rattachées à la notion de « danger » les notions d’inflammabilité ou d’explosivité, de toxicité, de caractère infectieux, inhérentes à un produit et qui caractérisent le danger.
C’est la probabilité d’occurrence combinée avec la gravité de ses conséquences sur des éléments vulnérables. (Risque = probabilité X gravité)
Le risque constitue une « potentialité ». Il ne se « réalise » qu’à travers « l’événement accidentel », c’est-à-dire à travers la réunion et la réalisation d’un certain nombre de conditions et la conjonction d’un certain nombre de circonstances.
L’étude de dangers a pour but de caractériser, analyser, évaluer, prévenir et réduire les risques liés à une installation. Elle s’articule autour des éléments principaux suivants :
Ces trois points impliquent la prise en compte des scénarios correspondant aux cas les plus majorants.
La première étape consiste à dresser un inventaire global des risques et analyser les potentiels de danger des installations. La liste de ces risques est élaborée en groupe, avec différents spécialistes. Elle peut provenir de plusieurs sources :

Feu de brousse
Risques chimiques

• Identification des risques liés aux conditions opératoires et au procédé Il s’agit de l’étude des risques liés :
Ensuite, une analyse statistique des scénarios sélectionnés (représentatifs des installations étudiées) permet de coter de manière semi-quantitative la cause et la probabilité des évènements à étudier dans l’analyse de risques (étape suivante de l’étude de dangers).
Une première réduction des potentiels de dangers est réalisée lors de la conception des unités. Elle se fait sur la base de différents critères : minimisation des inventaires, substitution des produits, modération des conditions opératoires, simplification des procédés.
La phase initiale d’identification des potentiels de dangers a permis de dresser un portefeuille global des risques associés aux installations étudiées et d’identifier les événements redoutés qui vont faire l’objet de l’analyse de risques, en particulier ceux pouvant conduire à des scénarios d’accident majeur.
L’analyse des risques est réalisée par un groupe de travail composé d’exploitants, de spécialistes du projet (instrumentation, procédé, environnement…) animé par un spécialiste des méthodes : Cette APR est structurée selon la méthode des nœuds-papillons, outil largement utilisé dans les pays européens.

La cotation du niveau de criticité est celle du couple : probabilité / gravité Le niveau de probabilité d’occurrence et le niveau de gravité des conséquences sont évalués en 5 niveaux codifiés par la réglementation. Le positionnement dans la matrice de criticité donne une cotation qui classe chaque risque dans une des trois catégories :

Aucun risque inacceptable n’est toléré. De nouvelles mesures préventives, correctives et / ou protectrices sont étudiées et mises en place. Cette maîtrise est rendue possible grâce :
Séquence d’événements qui, s’ils ne sont pas maîtrisés, s’enchaînent ou se combinent jusqu’à l’apparition de dommages majeurs au niveau des cibles de l’environnement.
L’analyse quantitative a pour objet l’évaluation précise et quantifiée des effets des scénarios d’accidents majeurs retenus. Elle utilise des méthodes normalisées de modélisation des conséquences des scénarios d’accidents majorants (fuite à la brèche, explosion, feu, dispersion…)
L’analyse de ces effets se fait également en étudiant les effets dominos pouvant être générés lors des scénarios d’accidents majeurs : Il s’agit de l’enchaînement de certains scénarios dus aux dégâts causés par un scénario initiateur.
Elle permet d’évaluer, pour chaque scénario, les zones d’impacts (effets létaux ou irréversibles) en considérant des seuils de toxicité, thermiques ou de surpression qui sont également codifiés.
Enfin, afin d’assurer une maîtrise des scénarios d’accident majeur, une étude a été menée concernant l’identification d’Eléments Importants Pour la Sécurité. Cette sélection des EIPS a été complétée par une étude de leur disponibilité et de leur fiabilité afin de valider leur choix.
Dans les installations du projet Goro Nickel (usine de traitement et centre industriel de la mine) une cinquantaine d’EIPS ont été identifiés. Cette liste est indiquée dans le dossier en ligne sur : www.goronickel.icpe.nc et tenue à jour en fonction du retour d’expérience.

Les risques pour les populations extérieures sont négligeables. Les risques pour les biens matériels et équipements de la zone peuvent être conséquents. Les risques pour les travailleurs pourraient être létaux pour ceux qui se trouveraient au pied de la berme en cas de rupture de celle-ci. Dans ce cas, les risques pour l’environnement sont significatifs dans la zone recouverte par la traînée des résidus. En cas d’occurrence (très peu probable pour que le risque soit acceptable ou à surveiller) d’une brèche dans la digue, Goro Nickel mettra en place les moyens nécessaires pour limiter les effets et réhabiliter la zone impactée.
Les études de dangers ont été menées sur l’ensemble des unités du projet Goro Nickel afin d’identifier et de quantifier les scénarios d’accidents majeurs pour s’assurer de la bonne maîtrise de ces situations dangereuses et de leurs conséquences.
Les études de dangers ont permis dans un premier temps d’identifier les potentiels de dangers des différentes installations. Cette analyse a montré que :

Membre de l’équipe des mesures
d’urgence de Goro nickel en exercice
Cette analyse des potentiels de dangers a permis d’identifier les événements redoutés qui ont par la suite été étudiés dans l’analyse de risques.
Une étude détaillée de scénarios d’accident majeur a été réalisée. Ceux engendrant les effets les plus importants (sans prendre en compte les moyens de limitation mis en place) sont les scénarios de dispersion de produits toxiques et notamment :
Suite à l’évaluation des conséquences des scénarios d’accidents majeurs et des effets domino, une cotation du niveau de risque résiduel a été réalisée. Cette cotation est fondée sur les effets calculés des scénarios d’accidents majeurs et sur une analyse probabiliste des événements redoutés.
Cette cotation permet de montrer qu’aucun scénario ne présente un risque « inacceptable », seuls certains scénarios sont considérés comme « à surveiller »
Ces scénarios résiduels, considéré comme « à surveiller » sont tous liés à des scénarios de produits toxiques dont la probabilité d’occurrence est très faible et dont les conséquences modélisées ne prennent pas en compte les moyens de protection et de limitation des effets.
L’étude des dangers constitue la base pour l’établissement des plans de secours :
Il ressort en final, que les moyens de prévention, de détection, de protection et de limitation des effets mis en place sont suffisants pour assurer la sécurité des installations, des employés et de l’environnement humain et naturel.